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Températures négatives, batteries sollicitées, routes glissantes… L’hiver met les véhicules électriques et leurs conducteurs à rude épreuve. Pour les entreprises dont les collaborateurs roulent en électrique, l’hiver représente un moment clé : celui où entretien, planification et pédagogie font toute la différence.

 

Anticiper : un prérequis essentiel pour préserver autonomie et sécurité

 

Les batteries lithium-ion sont sensibles aux basses températures : leur rendement diminue avec le froid car celui-ci ralentit les réactions chimiques. Résultat : une baisse d’autonomie de 10 à 30 % selon les conditions. Ce phénomène est naturel et réversible : l’autonomie revient à la normale dès que les températures remontent.

Pour limiter cet impact, il suffit d’adopter quelques réflexes simples :

  • Préchauffer le véhicule pendant qu’il est branché afin de chauffer la batterie et l’habitacle sans puiser dans l’énergie de la batterie.
  • Maintenir une température intérieure raisonnable (19 °C à 21 °C) et privilégier le chauffage des sièges ou du volant, bien plus sobre.
  • Effectuer la recharge après un trajet, lorsque la batterie est encore tiède.

 

La plupart des véhicules électriques récents disposent de systèmes de gestion thermique intelligente qui régulent la température des cellules pour préserver les performances de la batterie. Ces technologies atténuent les effets du froid, sans pour autant les éliminer. L’hiver n’est donc pas un frein à la mobilité, à condition de connaître le comportement de son véhicule et d’adopter les bonnes pratiques mentionnées ci-dessus.

 

L’entretien, un levier clé de fiabilité

 

Une flotte bien entretenue garantit la mobilité des conducteurs et la continuité de leur activité. Les opérations de maintenance doivent être effectuées selon les préconisations des constructeurs afin d’éviter les pannes mais aussi les surcoûts liés aux arrêts imprévus.

Les gestionnaires de flotte doivent veiller à quelques points essentiels :

  • Batterie et systèmes électriques : ils doivent faire l’objet de contrôles réguliers. Les bornes installées sur site doivent elles aussi être vérifiées pour en vérifier leur isolation et leur résistance contre les intempéries.
  • Pneumatiques : en dessous de 7 °C, les pneus été perdent en adhérence. Les pneus hiver ou 4 saisons offrent jusqu’à 50 % de distance de freinage en moins sur route glissante. À noter : la Loi Montagne II impose dans certaines zones l’usage de pneus hiver ou d’équipements spéciaux. Seuls les pneus homologués 3PMSF sont désormais autorisés.
  • Freins, essuie-glaces et éclairage : indispensables pour garantir visibilité et sécurité.
  • Capteurs et caméras : doivent être nettoyés régulièrement pour éviter que leur fonctionnement soit perturbé par la neige, la boue ou le givre.

Recharger efficacement, même par temps froid

 

Les températures basses peuvent allonger légèrement les temps de recharge, notamment sur les bornes rapides. Sur celles-ci, pour optimiser le processus, il est recommandé de :

  • Recharger après un trajet plutôt que lorsque le véhicule est froid.
  • Optimiser les recharges : ne pas descendre sous 20% de charge et ne pas dépasser 80% de charge.

Former et sensibiliser les conducteurs

Les conducteurs sont les premiers acteurs de la sécurité en hiver. Quelques gestes simples peuvent faire la différence :

  • Vérifier régulièrement le niveau du liquide lave-glace et s’assurer qu’il est antigel, contrôler la pression des pneus et le bon fonctionnement des feux.
  • Dégivrer complètement pare-brise, rétroviseurs et capteurs avant de prendre la route.
  • Adapter sa conduite : réduire la vitesse, anticiper les freinages, éviter les accélérations brusques.
  • Utiliser le mode Éco et exploiter la récupération d’énergie au freinage pour compenser la baisse d’autonomie générée par la baisse des températures.

Sensibiliser les conducteurs, c’est renforcer la sécurité et la performance globale de la flotte. L’écoconduite hivernale devient ainsi un levier concret de réduction des coûts et d’impact environnemental.

L’hiver, une période décisive pour la mobilité électrique

Conduire un véhicule électrique en hiver, c’est avant tout une question de préparation et d’organisation. Entre la montée en puissance du réseau, les technologies embarquées et la prise de conscience des conducteurs, toutes les conditions sont réunies pour que la mobilité électrique reste fluide, performante et durable.