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Semi-conducteurs, les raisons d’une pénurie

Les semi-conducteurs sont devenus indispensables à de nombreux secteurs, dont l’automobile. Actuellement, une pénurie mondiale de ces composants désorganise la production. Mais l’industrie automobile, et les services associés, se réarment pour le court et le long terme. 

Petit mais indispensable

Le semi-conducteur se définit comme un corps non métallique qui conduit imparfaitement l’électricité. Cette caractéristique hybride lui permet d'être conducteur ou isolant en fonction de la tension électrique ou de la température à laquelle il est soumis. Si les semi-conducteurs constituent la partie essentielle des appareils électroniques, leurs domaines d’application sont aujourd’hui bien plus larges : industrie, aéronautique et automobile utilisent largement leur technologie. 

Au-delà de ces secteurs, la croissance exponentielle en cours du parc d’objets connectés ne peut se faire sans ces composants. En 2020, les livraisons mondiales de semi-conducteurs ont dépassé les 1 000 milliards de pièces. Le secteur automobile consomme environ 10% de cette production.

Dans nos voitures, les semi-conducteurs et les puces électroniques sont omniprésents : entre la gestion moteur et l’ensemble des assistances à la conduite, on compte plusieurs dizaines de microcontrôleurs sur un véhicule moderne.

Les raisons d’une pénurie

On distingue plusieurs raisons corrélées aux difficultés rencontrées par les constructeurs en approvisionnement de semi-conducteurs :

  • En 2020, le besoin exceptionnel d’interconnexion lié aux restrictions de déplacement a dopé la demande de terminaux électroniques (ordinateurs, smartphones, consoles de jeu vidéo...).
Volumes de production comparés : PC, Smartphones, Véhicules (base 100 début 2019)
Volumes de production comparés : PC, Smartphones, Véhicules (base 100 début 2019)
  • Dans le même temps, le secteur automobile a été affecté par une baisse de la demande, a diminué sa production et, proportionnellement, ses volumes de commande de puces électroniques. L’automobile étant une industrie lourde, elle a aussi présenté plus d’inertie au redémarrage. Certains analystes pointent aussi le fait qu’elle a pu être conservatrice dans ses prévisions, n’ayant pas suffisamment anticipé la forte demande de mobilité d’après crise sanitaire. Les fournisseurs de semi-conducteurs ont donc de fait favorisé leurs clients les plus agiles.
  • La politique d’achat « just in time » des constructeurs ne leur permet pas de disposer de stock tampon pour absorber les fluctuations des capacités de livraison de leurs fournisseurs. 
  • Les zones de production des composants sont très concentrées et certaines ont été particulièrement touchées :
    • Une importante usine japonaise a subi un incendie début mars 2021
    • Une période de sècheresse a touché Taiwan
    • Le Texas a été affecté par des épisodes exceptionnels de grand froid, pénalisant fabrication et logistique.

Les constructeurs et les pays s’adaptent

De nombreux acteurs de l'industrie automobile ont annoncé des retards de production et gèrent la situation « au jour le jour » pour éviter de mettre leurs lignes de production à l’arrêt. Dans certains cas, les véhicules sont assemblés sans les modules indisponibles, puis complétés dans un second temps. Si cela n'est pas possible dans un délai acceptable, d'autres solutions sont mis en œuvre: sur certains modèles, il est par exemple possible qu'un compteur analogique soit installé en lieu et place du compteur numérique prévu. La plupart des marques pensent pouvoir rattraper ces retards au second semestre 2021. 

Les pays européens ont aussi pris conscience des limites de cette dépendance et leurs gouvernements prévoient de rapatrier la production d’une partie de ces puces. Dans cet objectif, Thierry Breton, commissaire européen au marché intérieur, a dévoilé un projet d’alliance dans la fabrication de semi-conducteurs. L’objectif annoncé est de doubler les capacités de production en Europe et de faire passer sa part de marché de 10 à 20 % d’ici à 2030. 22 pays ont déjà apporté leur soutien à ce projet d’investissement compris entre 7 et 9 milliards d’euros. A plus court terme, Bosch, premier équipementier automobile mondial, va lancer la production de puces électroniques dans son usine de Dresde (Allemagne) dès septembre 2021.

Source : Bosch
Source : Bosch

Dans ce contexte, les acteurs de la location longue durée sont particulièrement bien placés pour accompagner leurs clients et leur proposer des solutions simples et efficaces telles que:

  • Prolonger les contrats en cours, dans l’attente des véhicules en commande.
  • Fournir un véhicule de transition de gamme équivalente jusqu’à la livraison.
  • Commander très en amont les nouveaux véhicules, pour plus de garantie d’être livrés à la date souhaitée.

Pour en savoir plus sur les solutions apportés par Alphabet