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Mobilité : comment se déplacent les actifs d'Ile-de-France ?

Mobilité : comment se déplacent les actifs d'Ile-de-France ?

Comme chaque année, Alphabet France s’est intéressé fin 2020 à la mobilité des actifs français. Après avoir dévoilé les résultats de son baromètre annuel Alphabet France / IFOP à l’échelle nationale, le spécialiste des solutions de mobilité destinées aux entreprises s’est penché plus spécifiquement sur les déplacements professionnels et les trajets domicile-travail en région parisienne. 

Dans un contexte de crise sanitaire, les nouvelles habitudes de travail – essor du télétravail, crainte d’utiliser les transports en commun, mesures déployées à grande échelle afin de favoriser l’essor du vélo, etc. – ont-elles bouleversé la donne ?

► La voiture : essentielle pour près de la moitié des actifs de la région parisienne

En Île-de-France, la part d’actifs utilisant une voiture dans le cadre de leurs trajets professionnels et domicile-travail atteint 52% en 2020, soit près de 7 points de plus qu’en 2019. Si cette proportion reste bien inférieure à celle de la moyenne nationale (76%), elle suit la même tendance à la hausse.

13,3% des actifs franciliens interrogés bénéficient d’un véhicule professionnel mis à leur disposition par leur entreprise : 9,4% utilisent un véhicule de fonction ou de service et 4,8% peuvent y avoir accès de façon ponctuelle (autopartage). Par ailleurs, 1,7% pratiquent le covoiturage.

► Les trajets domicile-travail en Île-de-France 

Si le temps de trajet domicile-travail est en moyenne de 24 minutes à l’échelle nationale, c’est en Ile-de-France qu’il est le plus long : 36 minutes en moyenne. Il dépasse 30 minutes pour 48,8% des concernés (il est de 10 minutes ou moins pour seulement 10,8% d’entre eux et est compris entre 11 et 20 minutes pour 16,1%). A titre de comparaison, le temps de trajet est de moins de 20 minutes pour 70,9% des actifs du Nord-Ouest, où seuls 13,5% mettent plus de 30 minutes pour se rendre sur leur lieu de travail. 
En Île-de-France, la distance moyenne des trajets domicile-travail est de 20 kilomètres (contre 19 kilomètres en France). Pour 61,7% des actifs interrogés en Ile de France, elle est inférieure ou égale à 30 kilomètres (cette proportion passe à 75,9% des actifs sondés pour l’ensemble de la France).
La moitié des répondants de la région estime que la mobilité liée à leurs déplacements dans le cadre du travail impacte leur QVT (qualité de vie au travail). Parmi les désagréments mentionnés, la perte de temps (58,4%), le stress lié à la fréquentation accrue (57,5%, un chiffre en baisse par rapport à l’année précédente : 66,8%) et le manque de ponctualité (45,8%).

► Les solutions de mobilité alternatives plébiscitées

Les sondés de la région parisienne présentent une part plus importante de piétons (40,9%) et d’usagers de transports en commun (47,8%) que la moyenne nationale, qui s’élève à respectivement 25,7% et 21,1%. 

La région Île-de-France compte également davantage d’utilisateurs de deux et trois-roues : 9,8% de conducteurs de deux ou trois-roues thermiques (moyenne nationale : 6,6%) et 5,4% d’utilisateurs de deux ou trois-roues électriques (moyenne nationale : 3%). 

C’est également en région parisienne que la part d’utilisateurs de transports « doux » électriques est la plus importante : 5,9% d’utilisateurs de vélos à assistance électrique (moyenne nationale : 3%) et 3% de trottinettes à assistance électrique (moyenne nationale : 1,8%).

► Les entreprises, acteurs majeurs de la mobilité de leurs collaborateurs

83,4% des actifs d’Île-de-France interrogés déclarent utiliser un ou plusieurs services de mobilité proposés par leur entreprise (moyenne nationale : 76,2%). Parmi eux :

- 45,5% bénéficient du remboursement d’une partie des titres de transports en commun, 9,2% d’un remboursement intégral. Des chiffres très supérieurs à la moyenne nationale, qui s’élève à 21,1% pour le remboursement partiel, 4,6% pour le remboursement total. Il s’agit de la première solution proposée par les entreprises et utilisée par les travailleurs d’Île-de-France pour accompagner leur mobilité. 

- 11,8% bénéficient d’un remboursement des frais kilométriques forfaitaire (moyenne nationale : 14,2%), 6,6% d’un remboursement au réel (moyenne nationale : 7,8%). Des chiffres inférieurs aux moyennes nationales, notamment parce que la voiture est moins utilisée par les actifs d’Île-de-France.

- 9,4% disposent d’un véhicule mis à leur disposition par leur entreprise de façon permanente (moyenne nationale : 13,6%), 4,8% de façon ponctuelle (autopartage) (moyenne nationale : 4,4%). 

- 1,7% utilisent un système de mise en relation entre salariés effectuant le même trajet permettant de pratiquer le covoiturage (moyenne nationale : 3,5%).

- 2% bénéficient de bornes de recharge électriques pour les vélos à assistance électrique (moyenne nationale : 3,4%) et 3,9% pour les voitures (moyenne nationale : 3,6%). 

►2020, une année particulière pour la mobilité des actifs d’Île-de-France

Si en France 28% des actifs ont modifié leurs habitudes de travail depuis la fin du premier confinement, la part de concernés est plus importante en Île-de-France où elle atteint 40,2% des sondés. 15% ont adopté des horaires décalés (moyenne nationale : 12%), et 25,7% pratiquent désormais le télétravail (moyenne nationale : 15%)

20,1% des sondés franciliens ont par ailleurs modifié leur manière de se déplacer pour leurs trajets domicile-travail et leurs déplacements professionnels (moyenne nationale : 12%). Parmi les changements mentionnés : 40% des personnes ayant modifié leur manière de se déplacer pratiquent désormais la marche à pied alors qu’ils ne le faisaient pas auparavant (moyenne nationale : 31%) et 24% font dorénavant usage d’un véhicule personnel ou de fonction (moyenne nationale : 42%). Un pourcentage qui peut expliquer la hausse de 7 points enregistrée concernant l’utilisation d’une voiture pour se rendre au travail par les actifs de la région IDF entre 2019 et 2020. Sont également davantage cités les transports en commun (20%), malgré la promiscuité qu’ils imposent dans un contexte sanitaire qui nécessite une distanciation physique. 

67,7% des personnes ayant modifié leurs habitudes de déplacement professionnel l’ont fait sur initiative personnelle (moyenne nationale : 64%), tandis que 38,3% des changements sont le résultat d’une demande de leur employeur (moyenne nationale : 32%).

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Méthodologie :
Etude en ligne réalisée par l’IFOP pour Alphabet France du 7 au 17 septembre 2020 auprès de 1003 Français actifs de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’individu, région et taille de l’agglomération).

Expert
Alphabet France