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TCO ou TCM : Le coût de votre mobilité d’entreprise calculée au plus près

Le TCO (Total Cost of Ownership – coût total de détention) s’est progressivement imposé dans les entreprises comme outil d’optimisation du coût des flottes automobiles. Les acteurs de la location longue durée se sont en effet mobilisés pour donner à leurs clients les outils nécessaires à une compréhension fine de l’ensemble des dépenses liées à ce poste. L’indicateur  TCO est aujourd’hui plébiscité car il s’appuie sur des données fiables et facilement accessibles : fiscalité, consommation de carburant, prix des véhicules ou loyer de LLD. 

Le TCO pour les flottes, le TCM pour tous les moyens de mobilité

Cependant, la mobilité des collaborateurs devient plurielle et la voiture n’est plus leur seul mode de déplacement. Selon la nature de leurs trajets, ils sont amenés à utiliser d’autres moyens de transport : avion, train, vélo, taxis, bus, métro… Beaucoup d’entreprises réfléchissent donc à des solutions plus globales d’analyse de toutes ces dépenses. Parmi elles, celles qui regroupent plus de 100 salariés sur un même site en zone urbaine, ont d’ailleurs l’obligation de réaliser un plan de mobilité depuis 2018. Cela accélère leur prise de conscience du coût réel de la mobilité globale de leurs collaborateurs. 

Pour choisir les moyens de transport adaptés et optimiser les coûts, il est désormais intéressant de considérer le TCM – Total Cost of Mobility. Comme l’explique Laurent Petit, chef du département Marketing et Business Development chez Alphabet France, «le TCO représente toujours une excellente base de travail. Mais calculer le coût total de la mobilité (TCM) permet un pilotage plus précis, même si cela nécessite de s’appuyer sur d’autres informations, peut-être moins simples à identifier mais qui permettront de mieux cerner l’ensemble des dépenses associées à la mobilité des collaborateurs».

Prendre tous les frais en compte 

La société de conseil EM Services souligne aussi que «la dépense due à une flotte automobile n’est plus alors qu’un élément parmi d’autres postes de dépenses dans le coût global de la mobilité. Le TCM en inclut bien d’autres: stationnement, déplacements en train ou en avion, taxis… Mais aussi toutes les dépenses corrélées au comportement du conducteur: amendes, accidents, consommation de carburant, entretien du véhicule»

L’analyse du TCM débouche ensuite sur des actions d’optimisation ou de correction. Les solutions ne manquent pas (voir encadré). Parmi elles, l’adaptation de la configuration de la flotte au plus près des besoins réels de mobilité ; Ou le travail sur l’évolution des comportements individuels des collaborateurs.

Changer les comportements, une ambition gagnante !

En effet, grâce à la télématique, aux boitiers embarqués mais aussi aux ordinateurs de bord qui suivent par exemple les opérations d’entretien, il est possible aujourd’hui de récolter de nombreuses informations sur la façon dont les conducteurs utilisent les véhicules. Les entreprises rechignent parfois à le faire. Parfois par crainte des difficultés juridiques associées au recueil de données personnelles et à la tension sociale que cela pourrait générer. Mais aussi faute d’une prise de conscience du potentiel d’économies lié à l’évolution des comportements. 

Sur le premier point, la nouvelle législation européenne concernant la protection des données personnelles (RGPD) permet désormais de recueillir des informations, moyennant certaines précautions juridiques. 

Mais c’est surtout le second point qui intéressera les gestionnaires de parc : EM Services annonce par exemple un gain de 30 euros par mois et par véhicule, rendu possible par des formations à l’éco-conduite. Les formations à la prévention des risques routiers permettraient de leur côté de réduire les accidents de 31 % en trois ans.

Tenir compte des nouveaux moyens de mobilité

L’autre enjeu majeur est de réfléchir, avec les salariés, aux moyens d’optimiser le TCM en améliorant les solutions de mobilité mises à leur disposition. «L’éventail des pratiques s’élargit, souligne ainsi Laurent Petit, en particulier dans les grandes agglomérations bien dotées en transports en commun ».

De nouvelles solutions apparaissent aussi : par exemple les vélos à assistance électrique rencontrent aujourd’hui un réel succès et peuvent se substituer aux voitures pour les trajets de proximité ; côté services, on assiste au développement de l’autopartage et du covoiturage.

Le TCM devient un outil idéal pour les entreprises qui souhaitent comprendre et améliorer leurs dépenses en mettant en œuvre une politique de mobilité optimisée. Peu d’entre elles ont encore sauté le pas… «Celles qui disposent de flottes importantes ont avancé sur le sujet. Elles sont plusieurs à avoir nommé des mobility managers » poursuit Laurent Petit. Les sociétés en fort développement, avec une tension sur l’emploi et des profils de collaborateurs urbains et très diplômés, par exemple dans le secteur des services informatiques, sont également très soucieuses de leur offrir des solutions de mobilité innovantes et confortables. C’est alors un véritable élément de fidélisation. Quant aux PME, elles restent encore dans une approche plus traditionnelle basée avant tout sur l’analyse du TCO, même si la découverte progressive des coûts réels de la mobilité les amène à rechercher de nouveaux moyens pour les piloter plus finement.

Panorama des bonnes pratiques pour améliorer le TCM

  • Développer le télétravail
  • S’équiper de systèmes de visio-conférence puissants
  • Encourager le covoiturage entre collaborateurs
  • Développer la mobilité électrique, favorisée par la fiscalité et encouragée par la politique locale des grandes agglomérations
  • Adopter l’autopartage pour sa propre entreprise
  • Mettre en place des formations à l’éco-conduite
  • Sensibiliser les collaborateurs à la prévention des risques routiers
  • Optimiser les tournées pour réduire la consommation de carburant et les émissions de CO2
  • Prévoir des espaces de gardiennage et de services pour faciliter l’usage de nouveaux types de véhicules : vélos, hoverboards, trottinettes, monocycles, etc
  • Mettre en place une instance d’échanges permanents et transparents avec les collaborateurs pour recueillir leurs suggestions et expliquer les décisions de l’entreprise.