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Motos, scooters…le moment de penser électrique ?

2020 Zero SR/F

Avec le printemps, l’envie d’enfourcher un deux-roues se fait plus forte. Pourquoi ne pas en profiter pour passer à l’électrique ? Les ventes de scooters et de motos dans ces motorisations ont le vent en poupe. Et l’offre devrait prochainement élargir le choix des passionnés et des entreprises. Une option à considérer avec intérêt, d’autant plus que les avantages fiscaux et réglementaires restent intéressants.

L’exercice 2019 pourrait voir la confirmation de l’envol des ventes de modèles à motorisation électrique. L’année dernière a déjà vu une progression de 37% de la diffusion des scooters électriques accessibles avec un simple permis AM, qui constituent le gros du marché. Cet essor est pour l’instant surtout imputable au déploiement de flottes en libre-service, comme Cityscoot à Paris. 

source : Youtube Mesta Fusion - Idemia
Gogoro S2 Adventure
Gogoro S2 Adventure

Le phénomène semble s’amplifier depuis le début de 2019, avec sur le premier trimestre des ventes qui ont déjà atteint le volume total de 2016… et près de la moitié de celui de 2018, selon l’Avere. La prise de conscience de la pollution engendrée par les motorisations thermiques est-elle enclenchée ? La crainte de voir des restrictions de circulation pour ces mêmes thermiques, dans les grands centre villes, fait-elle son effet ?

Govecs, Ligier, BMW, Zero Motorcycle : les acteurs dominants

  • Pour les scooters «électriques équivalents à 50 cm3, le gros des ventes se concentre sur le modèle Quokka Electrique de Govecs, suivi du Ligier Pulse 3 et du Gogoro (dont la dernière version 3 annonce 170 km d’autonomie)
  • Dans la catégorie des 125 cm3 et plus, BMW continue de caracoler en tête : son C-Evolution représente plus des deux tiers des 1200 modèles vendus en 2018 sur cette catégorie.
  • Enfin, sur le segment plus étroit de la moto électrique (369 unités en 2018), l’américain Zero Motorcycle truste environ 60% des achats.

Ces leaderships sont assez bien établis. Rien que de très normal puisque l’offre n’a pas beaucoup évolué ces dernières années. Mais depuis janvier, attirés par le dynamisme d’une demande intérieure que les aides de l’Etat et des collectivités tentent d’entretenir (voir encadré), plusieurs acteurs ont fait des annonces importantes. Les cartes pourraient ainsi être rebattues dans les prochains mois.

Piaggio et Harley Davidson en embuscade

Ainsi, Piaggio propose depuis janvier un scooter électrique « équivalent 50 cm3 » : le Vespa Elettrica (4,2 kWh et 100 km d’autonomie revendiquée). Ce modèle se positionne face aux modèles d’origine chinoise qui occupent aujourd’hui le marché, Govecs en tête. Son prix de 6 390 euros le rend éligible à l’aide de 900 euros de l’Etat.

Côté motos, l’année est animée avec, d’abord, un modèle SR/F chez Zero Motorcycle, annoncé avec une autonomie allant jusqu’à 320 km grâce à un power tank additionnel. Et une facture qui s’élève à plus de 20 000 euros !

Mais le cœur des motards sera aussi sensible à l’arrivée d’une Harley Davidson électrique, pour la fin de l’année. Les pré-commandes sont lancées depuis avril, au tarif de 30 000 euros tout de même, pour une autonomie annoncée comprise entre 142 et 225 km. 

L’autonomie reste une question cruciale pour nombre de grands rouleurs, mais beaucoup moins pour les urbains. Les constructeurs chinois s’implantent massivement dans nos agglomérations avec leurs modèles à bas prix et faible puissance. Reste à savoir si les grands acteurs japonais, leaders sur la moto traditionnelle, vont rester sans réagir. Des annonces prochaines sont en tous cas attendues, avec en point de mire des solutions de recharge rapide proposées par le consortium HKSY (pour Honda, Kawasaki, Suzuki et Yamaha).

GO! Série
GO! Série

Un bonus écologique moto/scooter qui n’a pas la même saveur pour tous

Les aides de l’Etat à l’achat de deux-roues électriques (mais aussi de trois et quatre-roues) sont calculées sur la base de leur puissance : 250 euros par kWh, pour les engins développant au moins 3 kWh (*). Elles sont accessibles à tout particulier ou professionnel justifiant d’un domicile ou d’un établissement en France, qui achète son véhicule ou le financement via un contrat de location en LLD sur une durée supérieure ou égale à deux ans). 

Cette offre attractive pour un modèle équivalent 125 m3 délivrant 10 ou 11 kWh est plafonnée deux fois, l’une à 27% du prix de vente, l’autre à 900 euros maximum.

Elle permet néanmoins une économie de 6 % environ sur un modèle haut de gamme à 15 000 euros et peut représenter près de 20 % du prix d’achat d’un scooter de 50 cm3 développant une puissance de 4 kWh et vendu environ 4 000 euros.

BMW C Evolution
BMW C Evolution

Il est important de prendre en compte que les collectivités complètent ces aides :

- Pour les professionnels : la région Ile-de-France propose par exemple une prime de 1 500 euros pour l’achat de tout véhicule électrique de moins de 10 kW/h, neuf ou d’occasion, cumulable avec les aides de l’Etat. Cette offre est réservée aux entreprises de moins de 50 salariés basées en Ile-de-France.

- Pour les particuliers : la ville de Paris propose à ses résidents de les aider à hauteur de 400 euros en plus de l’aide de l’Etat, pour l’achat d’un scooter de 50 cm3 max. 

(*) Il existe également une prime de l’état spécifique pour les modèles développant moins de 3 kWh. Elle se monte à 20 % de leur coût d’acquisition… mais est plafonnée à 100 euros !