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Les villes les plus embouteillées du monde : Paris, Marseille et Lyon dans le top 100 !

Selon l'institut INRIX*, les conséquences des bouchons vont bien au-delà des heures perdues par les passagers et par les conducteurs. Leur dernière étude analyse causes et impacts du trafic automobile dans plus de 200 villes et dans 38 pays.

Les embouteillages constituent un phénomène mondial dont les origines sont connues, mais finalement peu étudiées dans l’objectif d’améliorer le trafic : densité de la population, vigueur de l’économie, état des infrastructures routières, qualité des transports en commun… Résoudre les problèmes de trafic nécessite donc une approche adaptée aux besoins de chaque ville.

Le tableau de bord mondial INRIX 2018 fournit une analyse des tendances du trafic routier et de la mobilité dans les grandes villes du monde. Une application ergonomique permet de réaliser des classements et comparaisons des temps de transport, et peut aider conducteurs et décideurs à prendre les bonnes décisions de trajet, voire d’implantation.

Lien application : choisissez une ville et déclenchez l'animation.

Les impacts économiques associés au trafic sont pluriels, complexes et dynamiques. Inrix a pourtant tenté la mesure du cout total des embouteillages d’une ville. Moscou, Istanbul, Bogota, Mexico et Sao Paulo figurent dans le top 5 du classement mondial. Cette domination de l’Amérique Latine n’est pas surprenante. Un taux d’urbanisation vertigineux, une topographie impitoyable, sont autant de facteurs d’aggravation, mais aussi de créativité et d’innovation pour tenter de s’adapter : un transport rapide par bus (BRT) a été développé pour la première fois à Curitiba, au Brésil, et s’est développé dans toute l’Amérique du Sud. Son succès immédiat vient de sa capacité à déplacer efficacement des grands volumes de population, avec des dépenses en capital minimes et des temps de construction mesurés en mois et non en années. En complément de son BRT local, Medellin, en Colombie, a aussi développé avec succès un système de téléphérique offrant un accès essentiel aux communautés des collines. Grenoble se serait inspiré du téléphérique de Medellin pour son futur « Metrocable ».

Projet Métrocâble à Grenoble
Projet Métrocâble à Grenoble

Si l’on change de critère pour s’intéresser au temps perdu par automobiliste chaque année, c’est l’Europe qui prend la première place avec huit grandes villes dans le top dix mondial, dont Rome (254 heures), Dublin (246 heures), Paris (237 heures), Rostov-sur-le-Don (237 heures) et Londres (227 heures). Nos régions ne sont pas épargnées : En moyenne, un automobiliste bordelais aurait passé 223 heures par an dans les bouchons, 163 heures à Montpellier, 141 heures à Lyon et 140 heures à Marseille ! 

L'âge de ces villes, et de leurs routes, dont certains tracés remontent à l’époque romaine, constitue un facteur primordial de complexité. Il est intéressant de noter que la plupart de ces villes comportent une rocade, devenue moins efficace quand l’urbanisation s’est développée à l’extérieur. Parmi les éléments positifs, l’étude pointe la qualité des transports en commun et la capacité de ces villes à réaffecter l’espace routier à d’autres modes de transport ou à l’usage du public. Ainsi le péage urbain de Londres ou l’élimination du trafic des quais bas de la Seine à Paris sont cités en exemple.

*Fondé en 2005, INRIX est un pionnier de l’analyse de données de trafic.