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Entre le gestionnaire de parc et les conducteurs : des échanges fructueux

Les premiers jugent les seconds peu soigneux avec les véhicules qui leur sont confiés ; Les seconds se plaignent d’un manque d’écoute et de choix. Entre le responsable de parc et le conducteur, les relations vont rarement sans nuages. Pourtant, l’un comme l’autre ont tout intérêt à ce qu’elles s’améliorent.

Pourquoi en est-t-on arrivé là ? Au fur et à mesure que le métier de gestionnaire de parc se professionnalise, ses représentants s’éloignent parfois du terrain, faute de temps à lui consacrer. Et beaucoup le regrettent, expliquant que ce qui les a d’abord attiré dans le métier, c’est leur intérêt pour l’automobile, ses usages… et ses usagers que sont les conducteurs.

Ils ont raison à plus d’un titre. Et le maintien d’une bonne relation avec ces conducteurs pourrait entrer, de plein droit, dans le descriptif du poste. Car au-delà des aspects conviviaux de ces échanges, ils sont porteurs de bénéfices considérables pour l’entreprise. 

L’existence d’un climat de confiance réciproque présente deux vertus principales. La première, la plus évidente, c’est de permettre d’apaiser les malentendus et les tensions potentiels, par exemple au moment de la mise à jour d’une car policy. Il est toujours plus facile d’expliquer ses choix lorsque votre interlocuteur vous fait, à priori, crédit de votre légitimité, de votre objectivité et de votre souci de lui apporter les meilleures solutions possibles.

Mais le bénéfice principal vient de ce qu’un conducteur en confiance va agir de manière raisonnable au quotidien dans l’usage de son véhicule, car il a compris les différents enjeux qui lui sont liés : sécurité personnelle renforcée, fiabilité, efficacité dans son travail et en fin de compte, diminution des frais de remise en état en fin de contrat ce qui joue aussi sur la car policy.

De même, lorsqu’un incident survient avec son véhicule, le conducteur bien informé saura ce qu’il faut faire pour en minimiser les conséquences. Ou bien n’hésitera pas à contacter son responsable de parc en cas de doute, parce qu’il le sait, là encore, de bon conseil, apporteur de solutions, et bienveillant à priori à l’égard des conducteurs. 

Il n’est pas facile de chiffrer la valeur de cette confiance. Et c’est pour cela que d’autres indicateurs économiques prennent souvent le pas. Il y pourtant beaucoup à gagner. Ne serait-ce qu’en convaincant vos conducteurs de lever le pied quand ils circulent, vous pouvez espérer jusqu’à 20% d’économies de carburant ! N’hésitez donc pas à investir le champ de la communication avec vos conducteurs. 

Cinq positions de conduite… pour le gestionnaire

Pour créer un climat de confiance réciproque, le gestionnaire de parc doit développer des attitudes positives… Il s’appuiera pour cela sur les outils que lui propose son partenaire en LLD pour optimiser son action.

  1. Développer sa disponibilité : répondre rapidement aux demandes des conducteurs dépend du temps que vous pouvez leur consacrer. Il est donc particulièrement important d’en libérer par ailleurs, par exemple en utilisant les progiciels de gestion de flotte mis à disposition par les loueurs ou vendus par des éditeurs spécialisés
  2. Se montrer transparent : en expliquant clairement les raisons de vos choix – par exemple le mix de motorisation ou la car policy -, vous désamorcez les suspicions et favorisez les échanges ultérieurs en toute connaissance de cause.
  3. Faire preuve de compréhension : il ne s’agit pas de se montrer faible mais bien « de se mettre à la place du conducteur » comme le disait un slogan célèbre de journal. D’autant plus facile que vous en êtes un vous-même…
  4. Fournir des solutions : vous êtes l’intermédiaire entre le loueur en LLD et vos conducteurs. A vous de rendre clair – avec l’aide de votre partenaire – l’ensemble des services (assistance, carburant, pneus, etc)  que vous mettez à leur disposition. Mais aussi de rester à l’affut des innovations qui vont leur faciliter la vie.
  5. Entretenir votre sens du service : ce point est crucial aujourd’hui, avec des transformations profondes en cours dans les usages de l’automobile ou, plus généralement, de toutes les formes de mobilité. En passant d’une économie de la possession à une économie de l’usage, de nouveaux besoins apparaissent et le gestionnaire de parc est à la fois le mieux placé pour entendre la demande des conducteurs et pour détecter les offres des prestataires.