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Facebook/Singapore Green Building Council
Facebook/Singapore Green Building Council

Les initiatives intéressantes en matière de mobilité dépassent largement nos frontières. En voici une sélection parmi les plus récentes.

Europe : Rappel des règles 

Dans une lettre adressée au Parlement danois fin Août, la commissaire européenne Elzbieta Bienkowska rappelle que la législation européenne n'autorise pas les Etats membres à prendre l’initiative d’interdire la vente de véhicules thermiques.

Elle s’appuie pour cela sur une directive datant de 2007 qui précise que « l'interdiction complète de la commercialisation, de l'importation ou de l'enregistrement de véhicules à essence et diesel neufs dans un État membre n'est pas compatible avec le droit de l'Union »

Cette lettre concerne plusieurs villes ou états comme la France, qui ont déjà présenté des projets d’interdiction des moteurs thermiques applicables dès les années 2030, et qui semblent ignorer qu'ils n'ont pas le pouvoir de le faire.

L’objectif de la commissaire ne semble pas uniquement de faire respecter la règle : La commission européenne s’inquièterait de l’impact écologique - et sans doute aussi économique - d’un passage brutal au tout électrique. 

Après ce rappel à la loi, Elzbieta Bienkowska précise que des restrictions sur certains produits ou marchandises peuvent être appliquées par des Etats membres, mais "au cas par cas" et essentiellement pour des motifs de préservation de la santé publique. Elle conclut son mémo en invitant au dialogue : « j'accueillerais personnellement avec le plus grand plaisir une discussion sur le sujet au sein du Conseil de l'Europe »

Suisse : de la sécurité des véhicules électriques

Axa Suisse suscite réflexions et polémiques en diffusant les résultats de ses recherches sur les causes d’accidents spécifiques aux véhicules électriques. Les véhicules électriques ne représentent certes que 1% du parc roulant en Suisse, mais cette part progresse rapidement depuis quelques mois et l’assureur souhaite anticiper cette évolution. 

Axa constate que, si les petits véhicules électriques causent 10% d’accidents de moins que leurs équivalents thermiques, les véhicules électriques de luxe et les SUV électriques provoquent 40 % de sinistres en plus que leurs équivalents à moteur à combustion. La faible autonomie des petits véhicules et leur circulation essentiellement urbaine peuvent expliquer ces différences. Les facteurs d’aggravation de la sinistralité des « grands » véhicules électriques seraient : 

  • Le recours au système d'assistance à la conduite, fréquent chez les conducteurs de véhicules électriques, entraîne un excès de confiance dans le système et un manque de réaction dans des situations à risque.
  • Les batteries des véhicules électriques sont extrêmement inflammables. Elles peuvent prendre feu jusqu'à 48 heures après une collision, provoquant ainsi plus de dommages, avec notamment les émissions toxiques qui en émanent.
  • La puissance au démarrage serait aussi concernée : « l'accélération maximale est directement disponible, alors que pour les moteurs à combustion, même très puissants, il faut un moment avant de l'atteindre », explique Bettina Zahnd, responsable Recherche et Prévention chez AXA.
  • L’absence de bruit des véhicules électriques est génératrice d’accidents avec des piétons ou des cyclistes. Le sujet a déjà été pris en compte en Europe où, depuis le 1er juillet 2019, les voitures électriques doivent diffuser un signal sonore pour alerter leur environnement. 

L’assureur suisse conclut prudemment qu’il n’ajustera ses offres d'assurance qu’une fois que les tendances évoqués ici seront confirmées et après avoir étudié précisément les coûts des accidents impliquant des véhicules électriques.

source : https://www.axa.ch/content/dam/axa/newsdesk-fr/index.html#/images
source : https://www.axa.ch/content/dam/axa/newsdesk-fr/index.html#/images

Singapour : « Gardens on the Move »

Afin de faire baisser la température dans les bus de la ville, Singapour a testé cet été l’installation de panneaux végétaux sur les toits de ses véhicules.

C’est la recherche d’alternatives écologiques à la climatisation qui a motivé cette expérience, baptisée « Gardens on the Move ». Des bacs de végétaux de 6m2 ont été utilisés. Afin d’en réduire le poids, ils ont été garnis de plantes de petite taille, peu gourmandes en eau. 

L’expérimentation a duré trois mois et l’efficacité de la mesure reste à mesurer. 

M. Tan Chun Liang, de l’Université nationale de Singapour précise : « L’impact de la verdure sur les bâtiments est bien documenté, mais on connait beaucoup moins ses effets sur les véhicules en mouvement. Nous espérons que notre étude pourra fournir des chiffres concernant les jardins mobiles. »