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Autoroutes : restons attentifs

Cet été, l'Association des sociétés françaises d'autoroutes (Asfa) a alerté les automobilistes sur le fait qu’un accident mortel sur cinq était lié à l’inattention du conducteur.

L’Afsa rappelle au préalable que les autoroutes demeurent le réseau routier le plus sûr. Sur les 3 244 victimes de la route en France métropolitaine en 2019, 154 sont mortes sur les autoroutes concédées, soit 1,49 accident mortel pour un milliard de kilomètres parcourus. Ce taux a été divisé par plus de deux depuis 2000. Si la qualité des infrastructures (état des voies, signalétique...) participe à ce niveau élevé de sécurité, les défaillances des automobilistes sont mises en évidence en cas d’accident.

L’Asfa précise ces principaux facteurs humains d’accidents mortels sur son réseau en 2019:

  1. Alcool, drogue, médicaments (21%)
  2. Somnolence et fatigue (21%)
  3. Inattention (20%)
  4. Vitesse excessive (16%)

Dans son dernier communiqué, l’association pointe plus particulièrement le facteur « inattention » : 

  • Au-delà du chiffre de 20%, c’est bien la tendance qui inquiète : Le poids du facteur « inattention » a doublé en trois ans et la dynamique semble s’accentuer encore lors d’enquêtes spécifiques.
  • l’Afsa relève aussi un biais de sous-déclaration de la « consultation d’écrans », les personnes interrogées n’avouant pas toujours spontanément leurs comportements.

Si le téléphone au volant apparaît logiquement comme le premier responsable, l’Asfa pense que c’est l’usage de l’ensemble les écrans (GPS, ordinateur de bord...) qui doit être analysé.

Un sondage Afsa/Harris Interactive précise les chiffres clés de ces usages à risques des automobilistes : 

  • 65% des automobilistes interagissent avec les écrans, chiffre qui atteint 80% pour les moins de 35 ans. Si ce chiffre est en baisse par rapport à l’année précédente (-7 points),  ceux qui le font adoptent des comportements plus dangereux.
  • 24 % des moins de 35 ans gardent leur téléphone à la main en conduisant, contre 3 % pour les plus de 50 ans.

 

  • 71 % des utilisateurs de téléphone au volant utilisent une solution « mains libres ».
  • 57 % de ces utilisateurs consultent leur téléphone lorsqu'ils reçoivent une notification 
  • 42 % de ces utilisateurs répondent ou écrivent un message en tenant le téléphone à la main.

Les commanditaires de l’étude ajoutent que la pression sociale ou professionnelle exercée sur les automobilistes explique en partie ces comportements : « Non seulement il faut rester connecté, mais répondre aux sollicitations tout de suite » relève le délégué général de l’Afsa, qui ajoute : « envoyer un SMS mobilise totalement l'attention et prend au minimum 15 secondes, laps de temps durant lequel on parcourt 500 mètres à 130 km/h ».

Le tableau dressé par l’Afsa comporte au moins un élément positif : le niveau de conscience du danger qu’il y a à utiliser son téléphone ou les écrans au volant progresse (+6% en un an). Reste à transformer ce niveau de conscience en comportement... et à convaincre les plus jeunes. Les entreprises et leurs managers pourront aussi utilement trier les vraies urgences des autres avant de solliciter leurs collaborateurs en déplacement.

Pour accéder à l'étude : cliquez ici