Le point sur les voitures autonomes

Dans quelques années, les voitures autonomes seront une réalité. Mais de quoi sont-elles déjà capables aujourd’hui ?

Les conducteurs actuels se montrent toujours très méfiants vis-à-vis des voitures autonomes, comme nous avons pu nous en rendre compte lors de l’élection de la Voiture familiale de l’année organisée par la VAB. Nous avions demandé à 78 familles si elles étaient prêtes à confier entièrement le volant aux systèmes d’aide à la conduite. La conclusion était très claire : à peine 4 % des personnes interrogées disent faire confiance aux voitures 100 % autonomes.

À tort, estime Lukas Neckermann, expert en mobilité et auteur du livre The Mobility Revolution. « À qui faites-vous le plus confiance pour conduire la voiture ? Chaque année, la circulation routière cause la mort de 1,2 million de personnes. Et qui provoque ces accidents mortels ? Nous, les personnes : 90 % des accidents mortels sont dus à une erreur humaine. Et devez-vous faire confiance aux autres conducteurs, ceux qui ont bu, qui mangent quelque chose en vitesse ou qui consultent leur smartphone ? »

Quelles sont les possibilités actuelles ?

La technologie permet aujourd’hui de faire rouler des voitures de manière autonome sur certaines routes (lisez : des chaussées équipées de marquages routiers). Des voitures qui ont déjà une autonomie considérable, comme la Tesla Model S, la Mercedes Classe E et la Volvo S90/V90.

Vous pouvez même déjà garer certaines voitures à distance : la nouvelle série BMW 7 dispose d’une clé intelligente qui permet très simplement de rentrer ou de sortir la voiture du garage sans être au volant. La Mercedes E-Klasse le peut également, mais via une application sur le smartphone. Et la série 7 compte une autre fonctionnalité de pointe, la reconnaissance gestuelle (en anglais gesture control), qui permet au conducteur de commander certaines fonctions par mouvements manuels, comme prendre le téléphone, adapter le volume sonore ou choisir une autre chaîne radio.

Tesla a été le premier constructeur à équiper son Model S (et à présent aussi le nouveau cross-over Model X) de ce que l’on appelle l’Autopilot, qui permet de conduire de manière autonome à l’aide de caméras et de capteurs et de changer de bande de circulation.

La nouvelle Mercedes classe E est également équipée d’une fonction d’autopilotage, appelée Drive Pilot et disposant des mêmes capacités que le système de Tesla. La législation limite cependant le champ d’action des voitures autonomes. « Le modèle Classe E a été développé pour pouvoir également changer automatiquement de bande de circulation. Mais cette fonction n’est pas activée jusqu’à présent parce qu’elle n’est pas encore autorisée dans la plupart des pays européens, parmi lesquels la Belgique », précise le porte-parole de Mercedes-Benz, Christophe Vloebergh.

Tout comme Tesla et Mercedes, Volvo propose à présent un système de conduite semi-automatique. La nouvelle berline S90 et sa version break V90 sont équipées par défaut de Pilot Assist, qui leur permet de rouler de manière autonome, pour autant que les marquages routiers soient clairs. Et condition importante supplémentaire (comme chez Tesla et Mercedes d’ailleurs) : le conducteur doit garder les mains sur le volant. Pour l’heure, le conducteur reste donc toujours le maître à bord.

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